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Le ministre de l’Economie et du Commerce extérieur Jeannot Krecké a clôturé les Journées de l’Economie qui ont eu lieu les 10 et 11 février 2010. Dans son intervention, il a souligné que le Luxembourg se voit confronté à une série de problèmes structurels dus à des faiblesses qui n’ont pas été prises en compte. Bien que le PIB ait de nouveau connu une croissance de 4,2% au dernier trimestre 2009, celle-ci ne se situera plus au même niveau qu’avant et ses effets sur les retombées fiscales et sur la création d’emploi ne seront plus comparables.
Le ministre Krecké a cité plusieurs problèmes auxquels nous sommes confrontés et pour lesquels nous n’avons toujours pas de solution: la flambée des prix des matières premières, la désindustrialisation, les exigences de réduction de CO2,... Le Luxembourg, et l’UE dans son ensemble, seront confrontés dans les années à venir à une population vieillissante qui fait valoir ses droits à la retraite sans qu’il n’y ait assez de personnes actives pour contribuer aux caisses de pensions. Le retour du protectionnisme en Europe, notamment à travers une renationalisation des marchés financiers et des arguments de protection des consommateurs, aggrave encore la situation et fait apparaître clairement le besoin d’une meilleure coordination des politiques économiques au niveau de l’Union européenne. Selon Jeannot Krecké, nous n’avons pas trouvé de moyens non plus pour encadrer les marchés financiers, accusés de tous les torts dans cette crise. La solution ne consiste pas en la seule taxation des bonus ou dans la chasse aux paradis fiscaux. “Au niveau national, il nous faut faire davantage d’efforts au niveau de la rapidité et de la flexibilité, ce qui ne nous coûte pas grand chose à part un peu de bonne volonté,” a dit le ministre.
L’allure à laquelle les dettes de certains pays qui ont oeuvré pendant des années à faire baisser leurs déficits se sont envolées fait peur. Le ministre de l’Economie et du Commerce extérieur a réitéré la décision du gouvernement, dans le cadre de son Programme de stabilité et de croissance 2009-2014, de faire épargner 400 millions d’euros par an en mettant en garde que la charge de la dette s’élève déjà à un montant similaire par an.
“Le Luxembourg est le moteur de la Grande Région et il doit le rester”, a dit Jeannot Krecké. Il a lancé un appel en vue d’une meilleure collaboration entre les différents acteurs afin de dégager des synergies. Pour exemple il a cité des projets français dans les domaines hospitalier et de la logistique auxquels le Luxembourg aimerait se rallier. “Pour sortir de cette crise systémique, il n’y aura pas de solutions rapides et spectaculaires qui ne fâchent pas. Nous devrons nous habituer à ce que les Américains appelent “a new normal”, a conclu le ministre.
(communiqué par le ministère de l’Economie et du Commerce extérieur)
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